Jet dencre no5 Collectif

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Jet dencre no5  by  Collectif

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Liminaire proseSimon FRENETTEVoilà! C’est fait! Je vous domine! Je suis la reine et vous êtes les esclaves! Maintenant, mangez tous de la merde! – Iode Ssouvie, L’OcéantumeVoici enfin le cinquième numéro de Jet d’encre. Le travail du comité deMoreLiminaire proseSimon FRENETTEVoilà! C’est fait! Je vous domine! Je suis la reine et vous êtes les esclaves! Maintenant, mangez tous de la merde! – Iode Ssouvie, L’OcéantumeVoici enfin le cinquième numéro de Jet d’encre. Le travail du comité de lecture n’a pas été de tout repos.

D’excellents textes ont été soumis. On s’en est tenu à notre politique éditoriale et on a dû refuser des textes qui n’étaient pas dénués de qualité, mais qui ne correspondaient pas à nos attentes. L’idée étant d’admettre les recherches les plus diverses en matière d’écriture, de publier des récits qui étonnent par leurs dispositifs particuliers et où la fragilité des êtres se donne à lire à travers l’évocation de leur marginalité.

Depuis sa fondation, il y a trois ans, Jet d’encre a défendu l’idée des voix singulières qui a fait son bout de chemin avec le bonheur qu’on lui connaît aujourd’hui. Des revues de création sont nées à Montréal dans les deux dernières années pour se disputer un tel créneau et marquer la période de renouveau littéraire. Notre dessein n’étant pas de nous en tenir à ce qui se fait à Montréal, non plus qu’à la seule relève, nous préférons situer l’aventure du côté du traitement particulier des voix et de la diversité des formes comme des propositions.

À l’instar de Réjean Ducharme et de Marie-Claire Blais, Gaétan Soucy, qui nous livre ici un entretien, a ouvert la voie dans cette direction au Québec et est pour nous un précurseur. Dans les pages qui suivent, vous trouverez, en plus de ses confidences, des textes d’auteurs, confirmés ou non, où se dit l’adhésion au monde d’êtres solitaires qui situent leurs propos en marge des discours conquérants.

Ainsi donc, le récit de Hervé Bouchard, Le six étant né sans, voici la liste des pères qu’il se fit pour se faire, à la syntaxe et à la quête ô combien singulières, nous conduit dans la tourmente d’un enfant qui grandit en se cherchant un père. Sa quête se donne à lire tant par le choix du thème que dans le traitement de la voix qui mesure à l’avance la déception qu’il éprouvera tout au long de ce parcours.Fait plutôt inusité, différents textes en prose de ce numéro proposent une voix d’enfant.

D’autres récits vous transporteront dans un univers jeune adulte. Jennyfer Collin situe l’action de sa nouvelle dans un abattoir où il faut chanter et rêver pour survivre. Nicolas Davignon offre une étoile filante où le sens éclate un bref instant dans plusieurs directions à la fois. Simon Frenette montre toute l’imagination d’un enfant qui fabule et où les frontières entre le réel et l’irréel sont poreuses.

Avec le texte de July Giguère, on se trouve dans l’univers intime d’une jeune femme qui réagit à fleur de peau aux réminiscences du passé et qui, presque en silence, avec des mots inaudibles, tente de lâcher ce qui ne s’oublie pas.

Marie-Sissi Labrèche nous plonge dans les rivières d’un désir qui remonte à l’enfance et qui se transmet de mère en fille. Francis Lapointe rend hommage à Pépite de solitude, une jeune femme bien particulière, un peu perdue en pharmacie. Patrick Nicol nous déroute, dans Matin avec chat, par la manière avec laquelle il enchevêtre de multiples pronoms et, dans Matin avec oiseaux, par la délicatesse avec laquelle il peint le drame d’un individu banal parmi tant d’autres.

Enfin, Gilles Pellerin nous fait découvrir que l’art et la passion nous amènent parfois à collectionner des objets bien curieux. Avec Little White Cars, un texte inédit qu’Héloïse Duhaime et Patricia Godbout ont traduit de l’anglais et avec beaucoup de sensibilité, James D. Campbell propose un texte aussi concis que poétique. Tous ces récits mettent en scène des êtres errants au désir avide… Des personnages touchants à découvrir d’un texte à l’autre.Liminaire poésieMathieu BLAISTout le monde lui dit qu’écrire un roman ça prend du souffle.Du souffle!

c’est quoi la poésie? L’éjaculation précoce. – Patrice DesbiensC’est pourtant de poésie qu’il s’agit dans les pages qui suivent. Neuf poètes aux bras tendus vers des lieux mal nommés, peu fréquentés par le commun des bipèdes. Neuf voix qui découpent dans une langue tantôt humide, tantôt brûlante, les contours flous de relations troubles à soi-même et à l’autre.D’entrée de jeu, José Acquelin nous offre un court poème au déséquilibre volontaire, à dix mille mètres d’altitude, ou peut-être entre le plafond et le plancher.

Claudine Bertrand nous sert, apprêtée à sa manière, la langue dans tous ses états : ludique, grande ouverte, qui lèche ou qui fait son nid… Mieux connu pour son travail de romancier, Patrick Brisebois nous livre, pour sa part, un extrait percutant de la suite poétique Nymphomanes dans le formol. Une déclaration d’amour cruellement douce faite d’images armées jusqu’aux dents. À un rythme effarant et accidenté, un face à face calculé avec les mots d’Éric Charlebois, qui se disloquent, s’écroulent et s’entrecoupent, au détour de vers, dans le poème Marsupiaux. Contre ce que l’on tient trop vite pour acquis, Mélanie Grenier tisse, sur fond de panique collective, un troublant réseau de relations entre des êtres entiers, des moitiés d’êtres, des êtres morcelés et leurs fragments épars.

En quatre brefs poèmes, Camélia Handfield capture au passage les rares moments où des êtres déposent les armes et se laissent dérouter par le cours insolite de leur propre existence. Il faut souligner dans nos pages la remarquable suite poétique d’une écrivaine française, Isabelle Pinçon, qui nous livre, en chuchotant, presque à tâtons, un complexe et sinueux appel à l’autre. Vacillante et fragile, la voix de Marie St-Hilaire-Tremblay dévoile les écorchures d’un sujet en proie à l’insistante violence sans visage.

Enfin, au fil d’un long poème intitulé À l’autre bout du monde, Nathalie Watteyne évoque en d’incalculables départs la fuite de recoins hostiles où tournent en rond des éclopés, et esquisse autant de retours vers l’autre, avec ce qu’il en coûte d’angoisses, de détours et d’abandons.Maintenant il s’agit de ne pas tenir sa tête de peur qu’elle ne tombe.

De ne pas prendre une trop grande respiration. Mais de garder la bouche ouverte et de foncer ventre à terre dans ces poèmes. Bonne noyade.SommairePROSE« j’eus pour père lui qu’on entendit crier d’douleur »Le six étant né sans, voici la liste des pères qu’il se fit pour se faire / Hervé BOUCHARDAilleurs, demain / Jennyfer COLLINL’étincelle méridienne / Nicolas DAVIGNONLe caméléon / Simon FRENETTEÀ fleur de peau / July GIGUÈREL’homme et moi / Marie-Sissi LABRÈCHEHommage à Pépite de solitude / Francis LAPOINTEMatin avec chat — Matin avec oiseaux / Patrick NICOLOssuaire / Gilles PELLERINPOÉSIE« il y a un nuage dans mon verre »Domestique de la grâce / José ACQUELINLangue déroutante / Claudine BERTRANDNymphomanes dans le formol (extrait) / Patrick BRISEBOISMarsupiaux / Éric CHARLEBOISÀ des femmes poilues — Je dîne au restaurant — L’usine à sommeil réparateur — Plongeons / Mélanie GRENIERBob — La peau — Poindre — Veille / Camélia HANDFIELDLes choses qui vont venir sont ici / Isabelle PINÇONDéconnexion interdite — Sur toile / Marie ST-HILAIRE-TREMBLAYÀ l’autre bout du monde / Nathalie WATTEYNETRADUCTIONTaches blanches / James D.CAMPBELL (Nouvelle inédite traduite par Héloïse DUHAIME et PATRICIA GODBOUT)ESSAIEntretien avec Gaétan Soucy / Simon FRENETTE



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